dimanche 28 juin 2009

"Je refuse de baisser les bras!"

Nous avons tous été ébranlés par la démission de mon ami Alain Loubier à la chefferie du RMQ et par le retrait de sa candidature à la Mairie, mais sa décision de faire le saut avait été personnelle, elle lui appartenait, tout comme sa décision de se retirer.

Depuis jeudi dernier, la situation au caucus de l’opposition officielle de la Ville de Québec a laissé entrevoir des apparences de « débandade » du RMQ. Le parti a été affaibli des récentes démissions, mais son organisation demeure solide et stable. Nos militants, bien que secoués, demeurent résolus à en découdre avec « l’équipe » adverse. De nouveaux jeunes nous ont rejoints ces derniers mois et laissent présager d’une relève intéressante pour le futur. Nos finances se portent très bien aussi. Nous avons un comité exécutif et un conseil d’administration complet, un nouveau programme politique et nos conseillers et conseillères du RMQ nous ont montré lors du dernier conseil municipal qu’ils savaient non seulement se défendre, mais aussi contre-attaquer de façon intelligente et énergique. Captivé, je les ai suivis à la télé durant les 2 heures et demi qu’a duré la diffusion. Qu’est-ce qu’ils étaient bons!

Le RMQ est un vrai parti politique démocratique doté de comités, commissions et conseils où des dizaines de personnes s’impliquent. Ce qui permet de nombreux échanges et débats. Ces derniers nous ont, entre autres, menés à nous doter d’un bon programme, une autre caractéristique de notre parti, qui pose la question « Pourquoi les autres partis municipaux n’ont-ils pas de programme mais seulement que des engagements? » « Manquent-ils de courage? » Parce que nous, nous avons le courage de nos idées, même si elles sont toujours susceptibles de se faire reprendre par « l’équipe » adverse, comme ça a été le cas pour nos grands projets (Revitalisation du centre-ville et de la rivière St-Charles, Fêtes du 400e anniversaire de Québec, Super PEPS, Bibliothèque Monique-Corriveau, nouvelles casernes, usines de traitements d'eau, promenade Samuel-de-Champlain, gestion des matières résiduelles, etc.)

Nos débats et échanges nous permettent aussi d’avancer des engagements et projets plus peaufinés, plus fignolés, moins brouillon que nos adversaires. Ce qui fait que les réalisations demandent moins souvent de modifications entraînant des coûts supplémentaires. Dans un rôle d’opposition, nos conseillers et conseillères prennent ainsi plus de place au conseil municipal et dans les commissions et comités municipaux, puisqu’ils sont mieux préparés, parce qu’ils ont aussi une meilleure vision d’ensemble.

Notre démocratie interne et la diversité des membres du RMQ constitue sa principale richesse, mais aussi sa plus grande difficulté parce que, si la plupart ne s’y impliquent pas par opportunisme, nous n’en sommes pas pour autant prémunis. Nous avons au moins été jusque-là prémunis de la glorification personnelle de nos membres et de nos conseillers au profit du rayonnement de notre ville et de nos concitoyens. Nos militants sont membres du RMQ par conviction, par partage de nos valeurs et association d’idées malgré les esprits parfois villageois, l’esprit de clocher.

Malgré la commotion de jeudi dernier, je refuse de baisser les bras. Je m’engage personnellement à talonner notre rival. Et si les élections de novembre prochain se présentent comme potentiellement peu fructueuses pour le RMQ, je demeure confiant en l‘avenir.

David-Maxime Samson
Président du Renouveau municipal de Québec (RMQ)

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